La bourgade de Saint-Ambroix s'est développée au bord de la Cèze, à la limite du Gard et de l'Ardèche, sur la faille entre les Cévennes schisteuses et les Gras calcaires du Vivarais. Zone de passage naturel entre la montagne et la plaine, elle est depuis l'antiquité, un lieu d'habitation et d'échanges commerciaux.
Vous pourrez découvrir, au fil des rues, un patrimoine allant des celtes à nos jours, en passant par des ruelles médiévales, et un boulevard aux demeures cossues de la bourgeoisie catholique et protestante du 19ème siècle. Le DugasEn passant par les ruelles médiévales, vous accéderez à la cime du Plateau du Dugas, lieu de culte dès l'antiquité, où trône le mystérieux "autel des sacrifices" datant des celtes.
A l'opposé, une chapelle du 19e nous rappelle que ces pratiques païennes ont cessé. S'y dresse, aussi, une tour carrée, probable vestige de la première église détruite en 1560, au début du protestantisme. Cette tour porte la cloche de l'ancien temple, brisée par les protestants et refondue par l'évêque, à l'époque de la révocation de l'Edit de Nantes.
La chapelle du DugasLorsque le visiteur pénètre dans notre cité, son oeil est immédiatement attiré par un énorme piton rocheux qui semble prendre la ville sous sa protection.
Sur le plateau qui culmine à plus de quarante mètres de haut, domine un curieux édifice : la chapelle du Dugas.
Sa construction est due à l'oeuvre de Monsieur l'abbé Salignon, curé de 1857 à 1869. A cette époque, l'emplacement de la future chapelle n'était plus qu'une terre à mûriers, le château seigneurial ayant été rasé et les fortifications démantelées sur ordre de Louis XIII en 1629.
Le but de l'abbé Salignon était de faire revivre l'ancien patronage de la Vierge Marie sous le titre de Marie Immaculée.
En 1867, il racheta les ruines du Dugas et fit construire, grâce à des dons, une chapelle aux allures de forteresse.
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Le bâtiment est de style roman crénelé de toutes parts avec une grande tour et quatre tourelles. La grande tour porte au sommet une statue de la Vierge inaugurée par Monseigneur Plantier le 19 octobre 1868. L'intérieur de l'édifice est tout simple.
La fête annuelle a lieu le 5 août et la messe est toujours célébrée sur le parvis le dimanche le plus proche de cette date.
Cette chapelle à la Viollet le Duc sur un site médiéval peut choquer. Elle n'en demeure pas moins un monument des plus décoratifs faisant partie intégrante de notre histoire et de notre patrimoine.
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Le boulevard du PortaletLe boulevard du Portalet, avenue principale, fut construit au 19ème siècle, sur l'emplacement des remparts de la ville démantelés à partir de 1808.
Il témoigne de la prospérité de la sériciculture, avec sa large perspective, la mairie et surtout les demeures bourgeoises. Il suffit de lever la tête pour admirer régulièrement des fenêtres et des balcons ouvragés. Les plus belles de ces demeures appartenaient à des filateurs. La Tour GuisquetTelle une sentinelle gardant l'entrée de la ville, la Tour Guisquet semble érigée là depuis des temps immémoriaux. Elle intrigue le visiteur qui pénètre pour la première fois dans Saint-Ambroix.
L'origine de sa construction n'est pas ancienne et relève plus de l'anecdote que du fait historique.
Tout d'abord, il faut rectifier une erreur courante : le nom doit s'écrire Guisquet et non Gisquet. C'est, en effet, Jacques Vincent Guisquet qui acheta, en 1780, la Métairie de Fabiargues au Baron Séguier. Dans ce domaine était inclus le rocher sur lequel est bâtie la tour. Son fils, Vincent Auguste Guisquet fit construire, sur le même domaine, le Château de Fabiargues actuel.
Vers 1850, le fameux rocher fut l'objet d'une procédure entre les familles Guisquet et Manifacier, qui en revendiquaient toutes les deux la propriété. Le jugement rendu fut favorable à Monsieur Guisquet, qui fit construire la Tour afin de témoigner, devant la population, de sa victoire.
 | | C'est une construction circulaire, faite de briques patots posées à plat. Elle est percée de quatre ouvertures de forme ogivale et surmontée d'une couronne crénelée.
En 1945, la commune de Saint-Ambroix, dont le Maire était Léon Soulier, acquit la Tour et le rocher à M. Bouveron pour la somme symbolique de 1 franc.
En 1980, la petite construction, vieille de 120 ans ayant subi l'injure du temps, bénéficia d'une restauration importante.
Aujourd'hui, la Tour Guisquet, restaurée et entretenue, continue à jouer les sentinelles pacifiques. |
La légende du Volo BiòuIl y a fort longtemps, la récolte de raisin étant plus qu'abondante, le vin se piqua. Catastrophe sans précédent pour les St Ambroisiens qui vont passer des lamentations au mécontentement.
Le consul eut une idée ! On annonça dans toute la région qu'un boeuf volerait à Saint-Ambroix !
Les gens vinrent, par milliers, voir défiler, sous une chaleur torride, le boeuf somptueusement harnaché. Seule boisson disponible : le vin ! Aussi quand le boeuf s'envola au sommet de la colline, il n'en restait plus une seule goutte.
De nos jours, cette légende est reconstituée en costume d'époque, chaque 14 juillet, où un Caïet prend son envol de la Tour Guisquet.
Le MarchéLe marché de Saint-Ambroix existe depuis le moyen âge. C'est le Roi Jean le Bon qui a accordé cette faveur à la ville en 1363. Il y avait aussi deux foires : le 16 août et le 6 décembre.
Chaque mardi, Saint-Ambroix draine les foules avec son marché.
Tous apprécient la qualité et la diversité des produits du terroir proposés par l'artisanat (poterie, bois sculpté...) ou l'agriculture (pélardons, olives, légumes...)
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