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Le Martinet

Le Martinet est situé dans la vallée de l’Auzonnet. Il doit son nom aux nombreux martinets (forges) qui étaient jadis installés le long de ce cours d’eau. Pendant de nombreuses décennies les Martinéziens ont fabriqué des clous dans de petits ateliers familiaux, d’où leurs surnoms de pico-tachos.


Au XIXème, Le Martinet n’est qu’un petit bourg de moins de 500 habitants faisant partie de la commune de Saint Florent sur Auzonnet. Il est composé d’une agglomération centrale et de deux hameaux ; Crouzoul et Trélys.
Son développement est directement lié à l’exploitation minière. En 1877 est foré le puits de l’Arbousset, en 1880 est créée la ligne de chemin de fer, en 1885 le puits Pisani entre en exploitation.

Le Martinet acquiert une importance qui ira croissante, le développement atteint une proportion telle, qu’après le référendum, il est érigé en commune indépendante le 18 juillet 1921. Le congrès de tours de 1920 avait vu la scission du parti socialiste et la naissance du parti communiste. En 1921, la liste conduite par Isidore Michel arrive largement en tête, et la première municipalité communiste de France est élue. Isidore Michel restera maire 43 ans, jusqu’en 1964. A ce jour, la couleur n’a toujours pas changé, certains parlent de « réserve rouge ».


Jusqu'à la guerre de 39/45, Le Martinet s’agrandit, s’urbanise, se modernise afin d’améliorer le confort d’une population minière grandissante. Pendant le conflit, le parti communiste et le conseil municipal sont dissout, et la commune est administrée par une délégation spéciale, puis par un conseil municipal nommé par Vichy. De nombreux Martinéziens prennent les chemins du maquis.


Dès les élections d’avril 1945, Isidore Michel retrouve son fauteuil de maire. De gros efforts sont demandés aux mineurs pour relever le pays de ses ruines, et ceux du Martinet ont pris toute leur place dans cette bataille.

Mais déjà, un processus de récession s’amorce avec l’importation de charbons étrangers et la place faite au pétrole. Les puits ferment les uns après les autres : Pisani en 1958, Saint Florent en 1975… Cette période est jalonnée de grèves extrêmement dures, à diverses reprises, les CRS occupent le bassin minier, les chars patrouillent dans les rues, les rassemblements sont interdits. 1948, 1952, 1963, 1974 sont autant de dates noires qui marquent la lutte des mineurs jusqu’au dynamitage du puits de Saint Florent, le 26 mai 1975 à 12h30.

Aujourd’hui, il n’y a presque plus de traces de l’activité minière et vous pourrez profiter d'agréables promenades sous le couvert des châtaigniers, pins et chênes et y découvrir son dolmen et ses cupules.


Commerces et Services : La Poste, boulangerie-presse, épicerie, salon de coiffure, café-restaurant, café-tabac, camping et gîtes


Activités et Animations : Piscine, tennis. Fête votive, cinéma en plein air, animations associatives.


Curiosités : le château de Crouzoul, la Chapelle de Lacham, le Dolmen de Trélys, les cupules, le Mont Rouvergue (table d’orientation).

 

 

 

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